La structuration des croyances

On entend souvent parler des croyances limitantes, mais parfois sans vraiment s’intéresser à leur nature profonde, à la manière dont elles se construisent, et surtout pourquoi elles existent. Tout nos structures égotiques, tous nos comportements, nos réactions et nos actions existent à partir de structures que nous partageons tous et que nous allons exprimer en fonction d’une interprétation particulière que nous faisons de notre environnement. Notre représentation interne est ce qui va nous permettre de faire cette détermination et cette interprétation, de la même manière qu’elle sera ce qui déterminera notre manière de percevoir le monde et les autres personnes qui s’y trouvent.

Une croyance est née d’un apprentissage répété lié à un type de situation en particulier. Si quelque chose nous arrive plusieurs fois et que l’on affine un certain comportement jusqu’à ce qu’il semble être fonctionnel à chaque occurrence, alors il sera considéré comme étant la réponse la mieux adaptée pour ce type de situation. De là, nous extrapolons une croyance, une certitude qui va venir sceller ce choix. Nous appelons “croyance limitante” un croyance qui va venir limiter (négativement) nos possibilités d’action. Nous devons préciser “négativement”, car la plupart des croyances limitantes sont très positives et absolument nécessaires. C’est ce que nous appelons des croyances excluantes (dans une simple volonté de les différencier des croyances limitantes). Nous avons des croyances excluantes par milliers dans nos vies, qu’elles aient été créées au niveau de l’individu ou même de la société en général, ce sont toutes ces lois et ces codes qui viennent régir inconsciemment nos comportements. Par exemple, lorsque vous prenez le volant de votre voiture, vous savez que vous ne pouvez pas aller renverser les personnes sur le trottoir, ce comportement est naturellement exclus de vos possibilités.

Sébastien Cazaudehore - Ambre Cazaudehore : Le Centre Devas propose à ses clients de bénéficier du savoir-faire de ses praticiens afin de leur permettre de cheminer rapidement vers un réel mieux-être. , kinésiologue, thérapeute psychocorporelle, psychobiologie, hypnothérapie, décodage biologique et psychogénéalogie, Psychothérapeute - Hypnose / Montauban - Tarn et Garonne 44

Les croyances excluantes, comme des sortes de croyances limitantes positives, sont certainement les plus nombreuses de toutes. Les croyances limitantes (négatives celles-ci donc), sont des cas extrêmes de croyances excluantes pour lesquelles, l’abandon de possibilités comportementales vient nuire à la personne. En se retirant des possibilités d’agir, elle se retire des solutions qui auraient pu être envisageables, des chances d’atteindre ses objectifs. Avec ce type de croyances, nous limitons ne capacités à atteindre nos objectifs en éliminant des comportements qui ne sont pas problématiques en soi, c’est-à-dire qui ne vont pas risquer de nous nuire ou de nuire à d’autres personnes. S’il s’agissait d’un tel cas, comme avec l’exemple de renverser des piétons sur le trottoir, il est alors tout à fait bénéfique qu’une croyance vienne limiter ces possibilités comportementales, mais lorsque ce principe de fonctionnement naturel et sain devient excessif, il devient problématique.

Il convient alors de toujours parfaitement identifier et d’être conscient de ses propres croyances, et notamment de l’impact qu’elles peuvent avoir sur nos comportements et notre relationnel. Sachant effectivement qu’il s’agit de structure inconsciente, il faudra généralement essayer de les identifier au travers de leurs manifestations, le plus souvent, dans les situations de vie que l’on va considérer comme étant problématiques ou difficiles et qui semblent avoir tendance à se répéter de manière plus ou moins régulière. Dans l’ouvrage “Eduquez votre cerveau” qui paraitra au printemps 2022 aux éditions Leduc, ainsi que sur la formation en ligne du même titre sur Udemy, vous trouverez tous les outils pouvant vous aider à dépasser une croyance limitante gênante. Mais vous pouvez faire ce travail par vous-même en soumettant toutes vos croyances à un questionnement et un décorticage minutieux pour en découvrir les rouages et surtout relativiser leur importance face aux bénéfices que l’on imaginait en tirer. Dans de très nombreux cas, cette simple remise en perspective est suffisante pour relativiser un croyance limitante au point de la reprogrammer ou de la faire disparaitre.

S. Cazaudehore