Prendre rendez-vous sur DoctolibAmbre CAZAUDEHORE Sebastien CAZAUDEHORE

Bonjour à toutes et à tous, cette fois-ci j’ai choisi de mettre un peu de clarté autour de certains concepts qui semblent un peu « flous » à pour certains. En effet, dans mes séances d’accompagnement individuel, je suis souvent amenée à devoir clarifier la notion d’égo, d’inconscient vs/conscient ou encore personnalité.

Pour cette raison, j’ai eu envie de dédier cette vidéo autour de ces mots en espérant qu’elle vous éclaire.

Nous y aborderons l’identité qui est composée de la somme de ce que je suis (l’inné) et ce que j’ai appris (l’acquis) = le tout est tellement grand qu’on ne peut être conscient que d’une toute petite partie de ce grand TOUT. D’où la distinction entre conscient et inconscient.

Tout individu connait qu’une toute partie de lui-même : ce qui se situe dans sa mémoire immédiate (ses souvenirs du passé, ce qui lui a été retranscrit de son histoire et celle de ses ancêtres) : le conscient. Et tout ce qui est encodé dans ses cellules (l’inconscient). Et ces 2 parties « consciente / inconsciente » ne savent pas toujours qu’elles cohabitent ensemble, d’où les désirs conscients qui ne sont pas toujours en adéquation avec les désirs inconscients. La séparation entre le « conscient » et l’inconscient » créee le sentiment de ne pas être à sa place. D’ailleurs il nous arrive de nous dire : « c’est plus fort que moi, il y a une partie de moi qui prend le dessus », d’où l’intérêt parfois d’aller voir un hypnothérapeute pour faciliter un arrêt de cigarette par exemple.

Le terme INCONSCIENT n’existait pas avant Freud même si dès le 4ème siècle, des rabbins (auteurs du Talmud) avaient compris que nos rêves traduisaient nos désirs cachés, nos aspirations… L’inconscient est donc un “lieu de refoulement” avec tous nos désirs, angoisses, honte… Par exemple : on peut avoir une culpabilité inconsciente qui fait qu’on auto sabote toutes nos relations affectives parce qu’on va vouloir répondre à une injonction de nos parents (« le sexe c’est mal » par exemple).

Notre mental est influencé dès le plus jeune âge, dès la sortie du ventre de notre mère, quand on entend les membres de la famille dire : « ah il a le nez de sa tante » ou plus tard « il a le caractère de cochon de son grand-père », etc.

Dès la naissance, l’enfant a besoin de ses parents pour survivre, il va donc devoir attirer leur regard pour assouvir ses besoins physiologiques (se nourrir, se vêtir, dormir…) et être aimé. Et pour être reconnu l’enfant va répondre aux injonctions parentales…

La personnalité correspond à ce qui constitue la personne et qui la distingue des autres. On dit d’ailleurs que « chaque individu est unique ».

L’environnement dans lequel un individu évolue va influencer l’expression de sa personnalité. La personnalité c’est donc le résultat de la combinaison des comportements fixés dans nos gênes et des traits de caractères qui sont modelés par nos interactions avec notre environnement. Cette personnalité régit la manière dont l’individu il se comporte, comment il pense, comment il se représente les autres, le monde… La personnalité évolue avec l’âge, nos expériences et nos croyances et un travail thérapeutique peut donc permettre d’identifier les croyances limitantes pour inviter l’individu à changer de paradigme.

Un individu va avoir une idée de qui il est parce qu’il se souvient de son histoire à travers ce qu’on lui a raconté, ses souvenirs et ce qu’il a entendu de lui de la part de ses proches mais aussi ce qu’il a entendu à propos de ses proches car nous sommes aussi la sommes des mémoires de nos proches et ancêtres (et par extension des mémoires de l’humanité) et tout cela participe à le situer et enrichir la connaissance qu’il a de lui.

Dans cette vidéo, je ne rentre pas dans le détail des personnalités dites “anormales” du domaine de la psychopathologie mais il est intéressant de souligner  que ce qui définit la normalité c’est souvent les statistiques qui ont permis de définir une “normalité sociale”. Et puisqu’un individu se définit par rapport à une normalité, elle-même définit par le groupe humain, cela veut dire que si les autres me définissent comment étant petite (avec mes 1m64) cela signifie que JE donne raison à la définition de ce qui est petit par rapport à la norme. Je donne donc raison à la définition des autres. C’est toujours par rapport aux autres. Donc à la question : « qui suis-je ? » on peut répondre :

1/ Je suis ce que je perçois de moi avec ma pensée et mes sens (VAKOG) = je suis ce que je ressens.

Et puis,

2/ Je suis ce que les autres pensent que je suis donc j’adopte cette identité pour rester dans le groupe.

Donc si on se définit entre ce que les autres pensent d’eux et ce qu’on ressent : l’identité est double donc on finit par s’épuiser et penser uniquement ce que les autres ont mis comme étiquettes sur nous. Et là c’est le drame.

C’est pour ça qu’on parle de crise d’adolescence car tout adolescent voit apparaitre des tas de changements (physiques et physiologiques) et comme l’entourage a une vision de lui différente de la sienne, il se met à adopter différents masques. Et tomber dans le piège de l’égo revient à dire que l’on finit par s’identifier aux étiquettes que les autres ont mis sur nous (ceux en qui ont a cru / fait confiance). Ou parce que pour être reconnue et accepté par la communauté, il vaut mieux répondre à ce que les membres pensent de nous.

Rappelons qu’à la naissance jusqu’à l’adolescence, tout enfant a besoin de repères et appartenir à une communauté qui va lui donner des règles sinon il va être perdu. Si l’enfant a besoin de ses proches pour lui dire quelle est sa place et quelle sont ses possibilités, ça n’est pas étonnant si à l’adolescence il y a cette fameuse crise d’adolescence car cette période de changement lui faire dire « NON je ne suis pas comme ça » même s’il a du mal à définir qui il est au milieu de ces changements donc il va aller à l’extérieur se frotter à d’autres personnes pour mieux se connaitre. Et comme il souffre, il cherche sa nouvelle identité.

Dans cette vidéo, j’aborde également la notion d’égo : c’est la conscience que l’on a de soi, ce que l’on perçoit de sa personnalité. Assimilé à la personnalité, l’égo nous permet de dire : « moi je suis sympa, je suis pugnace quand je travaille… » on va plutôt mettre en avant ce qui est valorisant et bien souvent l’égo se situe bien au- delà de notre personnalité. Il se met en place pendant cette construction de l’identité (quand l’enfant est influencé par ses proches, en général les parents, mais aussi les grands-parents, une nourrice ou tout autre figure d’attachement… Toute personne envers qui l’enfant va mettre un regard de foi).

A chaque fois qu’une personne va mettre une étiquette sur l’enfant – par exemple : « votre enfant est agréable mais il est un peu paresseux quand on lui demande de ranger ». Au départ ce n’est pas très dérangeant car l’enfant ne s’en préoccupe pas des dires des uns et des autres (jusqu’à 7 ans environ) car il vit dans le moment présent mais en grandissant on va lui coller des petits noms, des sobriquets auxquels il finit par s’identifier.

Le problème commence quand un enfant s’identifie à ce qu’on dit de lui, c’est ce qu’on appelle le piège de l’égo : c’est-à-dire le fait de considérer que notre personnalité correspond à ce que  l’on a dit de nous par rapport à des facettes de nous qui ne sont pas liées à notre personnalité mais à des comportements ; ce sont des étiquettes liées à des croyances, des projections.

Nous avons des milliers de facettes en nous et nous sommes capable de passer de l’une à l’autre en quelques secondes seulement. Il y a des comportements que l’on adopte à un moment donné mais qui ne disent rien de notre essence profonde. Si on entend quelqu’un dire de notre enfant : « Nathan est timide » et que l’’enfant en fait une réalité, il tombe ainsi dans les piège de l’égo, c’est un piège d’identification. Hors la vie est mouvement et changement ! Un enfant peut paraitre timide à un moment donné et adopter un comportement tout à fait opposé peu de temps après. Toutes ces facettes s’expriment à l’intérieur de nous et n’ont rien à voir avec la personnalité. Ce qui est vrai à un moment donné ne le sera pas demain : on va mettre en avant certaines facettes et mettre en déni ou cacher celles qu’on n’aime pas trop, qui ont été jugées…

Et puisque l’égo c’est la représentation de Soi et du monde, c’est aussi la personne que l’on croit être avec toutes les étiquettes que l’on a entendues de nous, que l’on a cru vraie et  qu’on a répété, masquant alors nos autres possibilités… Et qui crée notre caractère. La bonne nouvelle c’est que rien n’est figé et que l’on peut toujours apprendre à ajouter des facettes, exprimer certaines qu’on n’a jamais osé dévoiler… On peut tout être et tout faire. La seule question importante à se poser devant chaque situation c’est : “qui ai-je envie d’incarner ici et maintenant ?”

Ambre Franrenet Cazaudehore est une praticienne psychocorporelle, née le 23 avril 1979. Elle a écrit plusieurs livres et donné des conférences et formations en développement personnel. Elle partage son temps entre ses consultations en région parisienne et à Montauban. Mère d’un petit garçon et belle-mère de deux adolescentes, elle anime régulièrement des stages pour favoriser l’autonomie et la pleine conscience.